Vendredi 19 juin 2026
Vous connaissez une personne qui a une bonne écoute ? Tout le monde recherche cette personne pour se confier. On recherche cette personne à laquelle on aime parler parce qu’elle nous écoute. On la nomme Jos Bleau. L’art d’écouter consiste à accorder une attention soutenue à ce qu’une personne raconte. Voilà un phénomène qui m’intrigue suffisamment pour susciter chez moi une réflexion sereine dans le but de mieux le comprendre.
L’art d’écouter se métamorphose en ce moment pour vous dans celui de lire bien attentivement ce texte et à moi de trouver les mots justes qui exprimeront cette réflexion qui tenaille les méandres de mon cerveau.
Dans cet art, il y a L’ÉCOUTEUR, soit L’AUDITEUR dont l’oreille est à l’affut et le RACONTEUR, soit LE NARRATEUR, dont le récit constitue le cœur de l’échange.
Cette réflexion m’a permis d’établir deux volets que je vous présente pour en décrire les aléas. Un PREMIER dont l’issue aboutira dans une impasse ou en un débat et LE DEUXIÈME qui au contraire, permettra un dénouement fructueux de cet échange heureux.
LE PREMIER VOLET.
Dans le premier volet, j’en ai déduit et défini ce que j’ai baptisé comme une simple affaire d’oreille où l’écouteur tend cette oreille complaisante au récit de celui qui profite de la parole.
L’écouteur tend une oreille attentive à l’interlocuteur volubile qui a une confiance en lui dont le charisme ne fait pas de doute. Pourquoi ne pas lui confier sa confidence en souhaitant qu’elle permette simplement de mieux comprendre une réflexion qui vagabonde dans son cortex ou un évènement dont la présence fait naître une intrusion malsaine ou, encore, tout juste recevoir un avis pertinent capable de résoudre un problème qui semble sans issues ?
Mais voilà ! En peu de temps, l’écouteur commence à se concentrer intensément sur les propos de son interlocuteur-narrateur et aussi à débroussailler dans les méandres de son propre cerveau une expérience qu’il a vécue lui-même et ainsi construire une opinion contraire qu’il pourra servir avec prodigalité à celui qui raconte son histoire.
Déjà dans sa tête, il commence à élaborer une réponse et sa concentration à l’égard du propos de l’orateur s’affaiblit progressivement. Dès les premiers instants de silence dans le récit, il s’empressera d’intervenir en émettant sa propre opinion qu’il vient d’élaborer, même si l’orateur n’a pas encore terminé son propos. Et la conversation continuera comme un débat cette fois. Chacun tentera de convaincre l’autre de la validité de son opinion. Le tout se terminera en se remerciant mutuellement de leurs avis respectifs. Mais avec une amertume qui envahira celui qui cherchait l’écoute d’une oreille.
En somme, une simple affaire d’oreille qui décrit bien le premier volet où l’écouteur deviendra à son tour un narrateur. Cet écouteur-narrateur croira qu’il a aussi le droit de s’exprimer en conformité à son rôle d’écouteur. Mais, hélas ! il aura mis fin tout simplement à sa complaisance pour instaurer un débat ou intervertir les rôles.
J’utilise souvent les termes « écoute et écouteur » parce que je n’ai pas trouvé d’autres mots pour les décrire. Continuer la lecture