Pourquoi les partis d’opposition doivent-ils toujours s’opposer ?

 

5 avril 2025

Les partis d’opposition doivent-ils nécessairement faire preuve de contorsions intellectuelles pour s’opposer au parti au pouvoir, même lorsque celui-ci met en place une législation favorable à la population ?

Ne serait-il pas possible que les partis d’oppositions puissent à l’occasion reconnaître les efforts positifs du gouvernement, surtout lorsqu’il s’agit d’une loi qui profitera aux résidents du Québec ?

Pourquoi se mettre à quatre partis pour chercher, sans délai, une infamie ou une faille dans cette nouvelle loi présentée, alors qu’une équipe d’experts compétents l’a chouchoutée et étudiée pendant plusieurs jours avant de la soumettre aux votes des députés ?

On doit admettre qu’au Québec, quatre partis ont laissé échapper la victoire lors des dernières élections et sont devenus des partis ‹ dit › de l’opposition.

Avec la mission de s’opposer à tout prix, ils sont quatre à avoir du temps à leur disposition à l’assemblée pour s’opposer. Ça ne laisse qu’une seule période à la gouvernance pour expliquer et convaincre l’assemblée du bien-fondé de sa législation.

Heureusement qu’il n’y a pas eu « huit »partis défaits lors des élections, sinon ils seraient tous devenus, IPSO FACTO, huit partis d’opposition.

Imaginez ‹ huit groupes › à s’opposer ! On aura vite oublié le texte original de la loi quand ils l’auront tous trituré chacun à son tour. Cependant, à quatre partis, ils sont déjà trop, selon moi, car ils passent plus de temps à débattre la législature que le gouvernement en a pour la proposer.

L’opposition s’accrochera toujours fermement à son rôle, refusant catégoriquement d’accepter que le projet de loi présenté soit équitable et avantageux pour la collectivité. Ils sont l’opposition pour s’opposer !

J’aimerais voir, ne serait-ce qu’un seul des quatre partis, reconnaître et approuver cette législation bien légitime. Le rôle de l’opposition sortirait grandi en démontrant sa capacité à évaluer équitablement toutes les propositions législatives présentées par le gouvernement, en l’occurrence la Coalition Avenir Québec.

En assumant le rôle d’opposition, est-il primordial que les partis s’opposent systématiquement à toutes les propositions du gouvernement, même quand elles sont légitimes ?

Je pense que le peuple a opté pour une majorité de députés de la CAQ parce qu’il croit qu’ils seront en mesure d’assumer le pouvoir pendant un mandat. Les électeurs ont certes eu un bon jugement dans leur choix d’un parti majoritaire pour gouverner. Toutefois, ce peuple peut toujours changer d’avis et voter autrement lors du prochain scrutin.

Il s’ensuit donc qu’il est possible que le peuple choisisse un des partis actuels d’opposition pour diriger le pays lors du prochain mandat.

Comment ce parti de l’opposition, détracteur chronique de toutes les initiatives législatives de son prédécesseur, se comportera-t-il durant son mandat de quatre ans alors qu’il détiendra le pouvoir ?

Là où le bât blesse, c’est quand tous les membres d’un parti dans l’opposition, même les plus intelligents, prolifèrent à l’unisson exactement les mêmes doléances envers les mesures législatives du gouvernement. Il a suffi que le chef dénote une faille, bien souvent malhabile, pour que tous les membres de son parti entament les mêmes sottises. Quand il faut s’opposer, on s’oppose.

Il est courant qu’un parti remporte une majorité de mandats au pouvoir, à la gouvernance, reléguant ainsi les représentants des partis d’opposition à un rôle presque permanent d’opposition durant la longue période. Quelques représentants du peuple consacrent toute leur carrière à s’opposer, sans jamais proposer ni voter, pour une seule loi ou projet positif.

Bien sûr, ils demeurent les députés de leurs territoires apportant un grand soutien à leurs électeurs. Bien qu’ils soient toujours des opposants qui s’opposent.

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